
L’équipe de Preserving Legacies, en collaboration avec l’ICOMOS, des partenaires internationaux et les autorités locales, a publié des rapports d’évaluation des risques climatiques concernant trois des sites d’adaptation du projet. Angkor Wat (Cambodge) est confronté à des risques de sécheresse, tandis que Koutammakou (Bénin, Togo) et Cartagena de Indias (Colombie) font face à des risques liés aux vagues de chaleur et à l’élévation du niveau de la mer.

Cette publication met en lumière les menaces environnementales croissantes qui pèsent sur le parc archéologique d’Angkor, premier site cambodgien inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Les auteurs ont identifié un certain nombre de risques pesant sur Angkor, notamment la hausse des températures, les sécheresses pendant la saison sèche, la prolifération biologique et les précipitations irrégulières.
L’évaluation des risques propose en conséquence une stratégie de résilience qui associe les technologies modernes aux savoirs traditionnels et aux pratiques ancestrales afin de faire face à ces aléas climatiques.
En voici quelques exemples :

Le changement climatique constitue désormais l’un des principaux facteurs de risque pour la conservation du paysage culturel de Koutammakou. En effet, les projections à l’horizon 2080 indiquent une intensification des températures, des sécheresses et des épisodes pluvieux extrêmes qui pourraient compromettre durablement plusieurs attributs de la Valeur Universelle Exceptionnelle (VUE) du bien.
La stratégie d’adaptation proposée repose sur dix priorités d’action immédiate, ainsi que sur une approche intégrée de résilience bioculturelle combinant :

L’élévation du niveau de la mer et d’autres phénomènes climatiques (tels que les menaces liées aux vagues de chaleur, à l’intensification des tempêtes et aux précipitations extrêmes) affectent de manière irréversible non seulement les sites du patrimoine, mais aussi les traditions culturelles immatérielles des communautés locales de Cartagena de Indias.
Les capacités de résilience et d’adaptation existantes comprennent:
Ces capacités ont spécifiquement inspiré les pistes d’adaptation proposées pour les sites de Tierra Bomba et des îles du Rosario à Cartagena de Indias, comprenant la création de pépinières et la plantation de coraux et de mangroves, la restauration de la végétation ancestrale, la mise en place de corridors verts, l’éducation au climat et la surveillance communautaire. En outre, d’autres propositions portaient sur la documentation du patrimoine en danger, la préservation sous-marine, la pêche et l’agriculture durables, ainsi que l’intégration du patrimoine culturel dans l’aménagement du territoire.