
Le Bouclier Bleu a publié une déclaration sur la situation au Haut-Karabakh concernant le patrimoine culturel. L’ICOMOS, en tant que l’un des membres fondateurs et membre du Conseil d’administration du Bouclier Bleu, soutient pleinement cette déclaration.
Le Bouclier Bleu note avec une grande tristesse la reprise du conflit armé entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan sur la région contestée du Haut-Karabakh et espère qu’une solution pacifique à la crise actuelle pourra être trouvée à l’amiable rapidement.
Le Bouclier bleu rappelle que l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont tous deux ratifié la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, ainsi que les protocoles de 1954 et 1999 de cette convention. Les signataires de ces accords internationaux reconnaissent que tout dommage causé aux biens culturels appartenant à un peuple quel qu’il soit constitue un dommage au patrimoine culturel de l’humanité tout entière, chaque peuple contribuant à la culture mondiale. Les États parties à la Convention et à ses protocoles s’engagent à s’efforcer de sauvegarder et de respecter tous les biens culturels situés dans les zones où se déroulent des conflits armés, et à éviter d’utiliser ou de prendre pour cible des biens culturels dans le cadre de leurs opérations militaires.
Le Bouclier bleu souligne que des combats ont été signalés autour du Haut-Karabakh et que des biens culturels, connus pour leur importance pour les communautés qui y vivent, ont été endommagés. Nous exhortons les deux parties à respecter leur engagement envers la Convention de La Haye de 1954 et ses deux protocoles, ainsi que les lois relatives aux conflits armés, en soulignant le seuil élevé à partir duquel les biens culturels peuvent devenir un objectif militaire nécessaire. Nous les exhortons à saisir cette occasion pour mettre en œuvre l’ensemble des mesures prévues par la Convention de La Haye de 1954, ses règlements et ses protocoles afin de protéger ces biens culturels. Nous les exhortons en outre à reconnaître la nécessité non seulement d’éviter les dommages évitables ou inutiles aux sites culturels de la région, mais aussi de s’efforcer de manière proactive de sauvegarder et de respecter tous les biens culturels situés dans la zone où les combats ont lieu.