
Le Comité national de l’ICOMOS au Liban a lancé une deuxième alerte urgente à la suite des frappes du 7 juin 2026 à l’entrée de la Cité antique de Tyr, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO et récemment placé sous protection renforcée en vertu du deuxième protocole à la Convention de La Haye de 1954.
L’ICOMOS condamne fermement ces attaques contre un bien du patrimoine mondial et rappelle que les biens culturels, en particulier lorsqu’ils bénéficient d’une protection renforcée, ne doivent pas faire l’objet d’attaques ni être utilisés à des fins militaires.
Selon l’ICOMOS Liban, les frappes ont endommagé l’enceinte d’entrée, les bâtiments administratifs et les entrepôts archéologiques du bien du patrimoine mondial. L’étendue totale des dommages causés au tissu archéologique ne peut pas encore être évaluée en raison de la situation sécuritaire, mais des dommages directs ont été confirmés.
Cet incident fait suite à des alertes antérieures concernant l’ordre d’évacuation massive qui aurait été donné dans le district de Tyr et les frappes qui ont suivi près des ruines antiques le 27 mai 2026, ainsi qu’aux situations extrêmement préoccupantes sur d’autres sites bénéficiant d’une protection renforcée, tels que la citadelle de Chama’ et le château de Beaufort.
L’ICOMOS, en collaboration avec l’ICOMOS Liban, reste à la disposition de l’UNESCO, de la Direction générale des antiquités du Liban et de toutes les autorités compétentes pour toute documentation d’urgence, évaluation des dommages et mesures de sauvegarde concernant la ville antique de Tyr et les autres sites du patrimoine culturel libanais actuellement menacés.