Composition du Comité
: Président - Mme Sheridan Burke (Australie) ; Membres - Mme Ruth Shady
Solis (Pérou), M. Benjamin Mouton (France), M. Gideon Koren (Israël),
M. Donatius Kamamba (Tanzanie), M. Dosso Sindou (Côte d’Ivoire) ex
officio.
La 15ème Assemblée générale de l’ICOMOS, réunie
à Xi’an, Chine, en octobre 2005,
- Exprime la gratitude de
l’ICOMOS aux responsables et organisateurs chinois pour le succès
de cette Assemblée, aux nombreux bénévoles qui ont participé
au succès de cette conférence et notamment aux enfants de Xi’an.
- Accepte l’invitation
du Comité national Canadien à organiser à Québec
la 16ème Assemblée générale en 2008.
- Exprime notre soutien
à la création de nouveaux Comités nationaux et scientifiques.
- Exprime notre reconnaissance
à l’institut de Conservation Getty et à la Fondation Getty
pour leur soutien aux programmes internationaux et pour les fonds attribués
à certains membres pour leur permettre de prendre part à cette
Assemblée générale .
- Exprime notre soutien
au Directeur Général de l’UNESCO, Monsieur Koïchiro
Matsuura et au Centre du patrimoine mondial pour les efforts qu’ils déploient
pour renforcer la signification et l’efficacité de la Convention
du patrimoine mondial.
- Exprime notre reconnaissance
aux organisations partenaires de l’ICOMOS, l’ICCROM, l’UICN,
TICCIH, DoCoMoMo.
- Reconnaît la contribution
significative à l’œuvre de l’ICOMOS des membres suivants
disparus et exprime ses regrets aux familles et aux Comités Nationaux
concernés : Madame Jalila Kadiri (Maroc), Monsieur Ernst Bacher (Autriche),
Monsieur Martin Weaver (Canada), Monsieur Rafael Rojas Hurtado de Mendoza (Cuba),
Monsieur Elliott Caroll (Etats-Unis), Monsieur Pierre Laurent Frier (France),
Monsieur Jean Sonnier (France) et Monsieur Roberto di Stefano (Italie). En mémoire
de ces personnes, une minute de silence est demandée.
A. QUESTIONS D’ACTUALITE
1. Tremblement de
terre du Pakistan
Proposée par ICOMOS Pakistan
Le récent tremblement
de terre au Pakistan est la catastrophe naturelle la plus dévastratice
de toute l’histoire de ce pays. L’ampleur de la destruction causée
est immense et dépasse largement ce que pourraient maitriser les propres
ressources du pays. Un soutien et une assistance internationale dans toutes
les zones sont demandées. La région touchée par ce tremblement
de terre compte des villes et des villages qui sont des exemples des établissements
traditionnels des régions montagneuses du Pakistan, donc des représentations
vivantes des traditions, de la culture, du patrimoine architectural et des paysages
naturels.
De plus, le site du patrimoine
mondial de Taxila se trouve dans la zone du tremblement de terre tandis que
le site de Takht-i-Bahi en est proche. L’engagement de l’ICOMOS
est donc demandé pour soutenir le développemment des programmes
d’étude post-tremblement de terre qui évalueraient l’amplitude
des dommages causés aux biens du patrimoine et qui conseilleraient sur
une reconstruction appropriée de la zone.
La 15ème Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide d’ apporter son soutien au besoin
urgent d’identifier et d’activer:
• Une assistance financière
pour mobiliser une équipe de volontaires dans les zones touchées
par le tremblement de terre et une étude rapide pour évaluer les
dommages causés aux biens du patrimoine. Cette étude devrait également
être une contribution à long terme permettant l’identification
et la démarcation des zones historiques de la région (qui malheureusement
n’existe pas jusqu’ à présent).
• Une expertise pour
développer des programmes sur des solutions et des propositions appropriées
pour la reconstruction – y compris la formation sur place des communautés
locales.
2. Ouragan Katrina, Etats-Unis d’Amérique
Proposée par ICOMOS France
Considérant l’ampleur
des dévastations causées en septembre 2005 par l’ouragan
Katrina en Louisiane et dans les états voisins (USA) sur le patrimoine
bâti traditionnel et historique et l’importance capitale de la conservation
de ce patrimoine et de la mémoire culturelle qu’il porte, pour
la communauté de Louisiane et des états voisins ;
Considérant la démesure
des besoins en matériel et en compétences professionnelles spécialisées
pour le sauvetage des vestiges encore en place, et la reconstruction nécessaire
des villes et des villages.
La 15ème Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide d’ adresser au Comité US
ICOMOS et à la Nation des Etats Unis d’Amérique :
• L’expression
de sa très profonde solidarité et
• L’assure de
la mise à disposition de ses experts et spécialistes les plus
compétents pour l’assister en tant que de besoin dans la mise au
point des mesures d’urgence de sauvetage, de conservation, puis de restauration
que ce patrimoine unique appelle.
3. Conférence sur la reconstruction après des catastrophes
Proposée par le Comité scientifique international de l’ICOMOS
sur l’architecture vernaculaire (CIAV)
Considérant que,
- Suite aux tragédies
terribles qui ont affecté plusieurs régions du monde – tsunamis
en Asie et ouragans en Amérique, pour en nommer quelques unes –
une nécessité urgente de retrouver les environnements familiers
et les traditions transmises par les générations précédentes
s’est faite jour.
- Dans la hâte de fournir des abris d’urgence et de reconstruire,
les traditions vernaculaires sont grandement menacées.
- Il est important que les
projets de reconstruction soient basés sur les caractéristiques
traditionnelles de la région.
La 15ème Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Proposer aux autorités
locales qu’une conférence sur la reconstruction des zones dévastées
ait lieu sous la direction de l’ICOMOS, dans les six mois suivant les
événements et dans un pays affecté par ces événements.
• L’objectif
de cette conférence internationale sera d’établir des orientations
pour la reconstruction de ces zones dévastées, dans le respect
de l’architecture traditionnelle et des paysages culturels. Ce forum permettra
également à ceux affectés par ces terribles événements
de faire entendre leur voix.
4. Tremblement de terre du désert de l’Atacama, Chili
Proposée par ICOMOS Chili
Ayant à l’esprit
que la 15ème Assemblée générale et le symposium
scientifique est dédié au thème des monuments et des sites
dans leur milieu et gardant à l’esprit les considérations
suivantes :
- Dans la partie la plus
septentrionale du Chili, dans la zone orientale du désert de l’Atacama,
se trouvaient plusieurs petits villages situés dans la zone de ce qui
était autrefois l’ancienne route inca, devenue route royale. Ce
secteur avec ses structures architecturales caractéristiques constitue
un véritable patrimoine qui comprend en outre des éléments
mobiliers et un patrimoine immatériel fragile.
- Le 13 juin de cette année,
un tremblement de terre d’une magnitude de 7.9 sur l’échelle
de Richter, a dévasté ce secteur, laissant une grande partie des
villages et des églises à l’état de ruines.
- En raison de l’isolement,
de la fragilité du secteur et de son peu d’importance économique
à l’échelle nationale, la réponse des autorités
a été lente et les efforts de restauration insignifiants. Les
plans de conservation et de restauration officiels en cours sont bien mal conçus,
préparés à la hâte et totalement inappropriés.
La 15ème Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Recommander fortement
aux autorités nationales compétentes et au gouvernement du Chili
qu’un nombre suffisant de spécialistes constituent une équipe
pour préparer un Plan directeur en réponse et qui inclurait consolidation
et restauration, puis maintenance et entretien.
• Recommander par
ailleurs que cette équipe soit interdisciplinaire de manière à
assurer la protection de ce bien du patrimoine culturel comme un tout, incluant
les biens culturels meubles et immeubles et également son milieu, environnement,
patrimoine naturel et son patrimoine immatériel fragile.
5. Abri de fouilles à Akrotiri, Grèce
Proposée par le Comité scientifique international de l’ICOMOS
sur la gestion des sites archéologiques (ICAHM)
Considérant que Akrotiri
remonte à 2000-1500 avant notre ère et fournit des informations
très importantes de cette période à l’Est de la mer
Egée. La lave a recouvert la ville entière suite à l’éruption
volcanique de Santorin qui a protégé de façon remarquable
les témoignages de la culture de l’époque, constituant ainsi
des archives historiques précieuses.
Sachant que l’ICCROM
et l’Institut de conservation du Getty possèdent l’expertise
qui concerne les abris pour les sites archéologiques, et qu’ils
pourraient assister le gouvernement grec.
La 15ème Assemblée générale de l’ICOMOS, réunie
à Xi’an, Chine, en octobre 2005, décide de :
• Demander au gouvernement
grec de donner l’assurance qu’il fera rapidement tout ce qui est
son pouvoir pour assurer la sauvegarde des vestiges du site de Akrotiri (Thera/Santorin)
et en particulier que l’abri toujours debout soit stabilisé afin
de protéger le site pour l’hiver à venir.
6. L’église Sourbe Khatche à Akhtamar, Turquie
Proposée par ICOMOS Arménie, sur la base du soutien d’ICOMOS
Turquie
Considérant que :
- L’église
Sourbe Khatche située sur l’île Akhtamar dans lac Van en
Turquie orientale est une des pages les plus exceptionnelles de l’architecture
médiévale et de la sculpture arménienne,
- Son incontestable importance
relève de sa signification historique, mais aussi de son rôle dans
le développement de l’architecture religieuse classique arménienne,
dont elle est l’une des expressions culturelles et artistiques les plus
spectaculaires,
- La communauté scientifique
arménienne ressent fortement la nécessité de la conservation
de son authenticité et le respect dû à sa composition architecturale,
à ses matériaux et techniques traditionnelles,
- Et que le projet de restauration
a été lancé par les autorités locales au printemps
2005,
La 15ème Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Recommander avec
insistance au gouvernement de la Turquie d’associer périodiquement,
et en tant que de besoin, les spécialistes arméniens aux projets
et aux travaux de restauration, et de solliciter l’assistance de l’UNESCO.
7. Le site néolithique de Apostolos Andreas, Chypre
Proposée par ICOMOS Chypre
Notant la récente
démolition du site néolithique de Apostolos Andreas, sur l’extrémité
orientale de l’île de Chypre, par un bulldozer pour construire une
route;
Sachant que ceci est le
seul site côtier, probablement un village de pêcheurs de l’ère
du néolithique pré-céramique, datant d’environ le
6ème millénaire avant J.-C., qui illustre l’adaptation de
la culture matérielle de cette période à l’environnement
et aux ressources côtières ;
De plus, notant les fouilles
archéologiques entreprises par l’Université Turque-Chypriote
en coopération avec les Universités de Tübingen et de Friburg,
Allemagne, sur le site de Gallinoporni datant de l’âge du bronze
tardif, situé dans la partie nord de Chypre. ;
La 15ème Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Condamner la destruction
du site de Apostolos Andreas et le changement de nom du site de Gallinoporni
et, d’écrire aux autorités turques et turques chypriotes
pour demander que des mesures soient prises pour prévenir de telles destructions
et changements de nom.
8. Alburnus Maior, Roumanie
Proposée par le Comité scientifique international de l’ICOMOS
sur la gestion du patrimoine archéologique (ICAHM) et par le Comité
scientifique international de l’ICOMOS sur l’architecture vernaculaire
(CIAV)
Considérant que le
site de Alburnus Maior à Rosia Montana en Roumanie est un site potentiel
du patrimoine mondial,
Se reportant à la résolution
20 de la 13ème Assemblée générale de l’ICOMOS
à Madrid en Espagne, à la résolution de la 14ème
Assemblée générale extraordinaire à Victoria Falls
au Zimbabwe ; à la résolution de la conférence de l’ICOMOS
qui s’est tenue à Pecs en Hongrie du 22 au 27 mai 2004 et à
la déclaration de l’ICAHM sur le concept minier de Rosia Montana
à Lyon en France le 9 septembre 2004,
Prenant en compte des informations
récentes sur le site confirmant la menace permanente qui pèse
sur lui,
La 15ème Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Réitérer
sa profonde inquiétude sur les activités minières en cours
qui ont entrepris la destruction du site archéologique de Alburnus Maior
à Rosia Montana en Roumanie et de ses environs et qui menacent de la
poursuivre.
• Demander l’intervention
urgente des autorités nationales et de la communauté internationale
afin d’assurer la protection appropriée du site.
• Demander une évaluation
plus approfondie de la signification de ce site et de son patrimoine archéologique
dans le contexte du patrimoine culturel européen et mondial et,
• D’exprimer
une nouvelle fois sa volonté de collaborer avec les autorités
roumaines et d’autres organisations pour réaliser ces demandes.
9. Tomo-no-Ura, Japon
Proposée par le Comité scientifique international de l’ICOMOS
sur l’architecture vernaculaire (CIAV) et ICOMOS Japon
Considérant que la
ville de Tomo-no-Ura (Japon) est reconnue comme un lieu d’intérêt
exceptionnel à titre de port ancien comptant des temples du XVe siècle,
des maisons de marchand et des rues du XVIIIe siècle, des installations
portuaires en pierre et une relation avec la mer reconnue de longue date comme
remarquablement belle ;
Considérant que les
habitants de Tomo-no-Ura ont investi des efforts méritoires pour conserver
leur ville et restaurer ses bâtiments ;
Considérant qu’un
projet de construction d’un pont routier traversant le port détruirait
les qualités essentielles de cette ville et qu’en conséquence,
il ne devrait pas être réalisé ;
La 15ème Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Demander au gouvernement
du Japon et aux autorités locales d’abandonner le projet de ce
pont routier et d’élaborer des mesures alternatives de gestion
de la circulation, en les invitant à appuyer et contribuer à la
conservation et à la restauration des édifices patrimoniaux de
Tomo-no-Ura.
10. Ile de Pâques, Chili
Proposée par ICOMOS Chili
Considérant la valeur universelle exceptionnelle de l’Ile de Pâques,
comme faisant partie du patrimoine de l’humanité et sa vulnérabilité
particulière, et le fait qu’elle est inscrite sur la Liste du patrimoine
mondial depuis 1995
Considérant que le
Chili est un Etat partie à la Convention du patrimoine mondial (1972)
et un membre du Comité du patrimoine mondial, et comme tel, est encouragé
à agir de façon exemplaire pour la protection de son patrimoine,
et notamment de l’Ile de Pâques,
Considérant que le
projet de construction de casinos et d’installations similaires sur l’Ile
de Pâques soulève des inquiétudes quant au futur du site,
La 15ème Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Demander à
l’UNESCO et à toutes les autres autorités y compris les
Comités Nationaux de l’ICOMOS, d’intervenir auprès
des autorités chiliennes afin que la construction et l’opération
d’un casino ne soit plus autorisée et qu’une protection totale
des valeurs tangibles et immatérielles de l’Ile de Pâques
soit maintenue.
• Offrir aux autorités
chiliennes toute l’assistance possible et l’aide de l’UNESCO
pour atteindre cet objectif.
11. Patrimoine du Modernisme russe
Proposée par le Comité scientifique international de l’ICOMOS
sur le patrimoine du XXe siècle
Considérant la participation
remarquable du modernisme russe au patrimoine du XXe siècle, la 15ème
Assemblée générale de l’ICOMOS souligne avec inquiétude
les menaces et les détériorations qui se produisent en ce moment
en de nombreux endroits d‘importance internationale remarquable en Russie
notamment la maison et le studio de l’architecte Melnikov, le Ruskova
Workers Club ainsi que le bâtiment Narkomfin qui n’est pas entretenu.
.
Considérant que la
valeur patrimoniale de ces lieux dépasse les frontières de la
Russie.
La 15ème Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Prier instamment
les organisations nationales et professionnelles compétentes d’agir
de toute urgence pour assurer leur protection et prévenir tout dommage.
Les actions qui sont nécessaires incluent, l’étude et l’évaluation,
des mesures de protection planifiées et des approches de conservation
innovantes, toutes nécessaires pour assurer leur futur.
12. – Ensemble et estancias jésuites de Cordoba, Argentine
Proposée par ICOMOS Argentine
ICOMOS Argentine a informé
la 15eme Assemblée générale des inquiétudes soulevées
par les dommages causés à l’ensemble et aux estancias jésuites
de Cordoba en Argentine. Ce site a été inscrit au Patrimoine mondial
de l’UNESCO en décembre 2000. L’ensemble de la Manzana Jesuitica
notamment nécessite une attention particulière car il est situé
dans une des zones les plus urbanisées de la ville.
Considérant la valeur
universelle exceptionnelle de l’ensemble et des estancias jésuites
de Cordoba, inscrit au Patrimoine mondial en 2000,
Considérant l’impact particulier de l’urbanisation et les
vibrations associées à la circulation automobile sur la conservation
du site et notamment l’ensemble de la Manzana Jesuitica,
La 15ème Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Porter cette situation
à l’attention de l’UNESCO, des autorités nationales
et locales, en demandant qu’elles interviennent pour assurer la restauration
et l’entretien futur du site et d’adopter des mesures appropriées
pour prévenir des dommages supplémentaires,
• Offrir la collaboration de l’ICOMOS pour y parvenir et assurer
la conservation du site sur le long terme.
B. RESOLUTIONS
SUR L’ORGANISATION
13. Organisation générale de l’ICOMOS
Proposée par le Secrétaire général de l’ICOMOS
Considérant les résolutions
de la 13e Assemblée générale de Madrid (Espagne) et
les discussions menées sur la question lors de la 14e Assemblée
générale à Victoria Falls (Zimbabwe) relatives aux dispositions
statutaires et procédurales de l’ICOMOS,
Considérant la réflexion
investie par le comité ad hoc formé lors de la 13e Assemblée
générale dans la préparation de propositions d’amendement
qui ont été communiquées à l’ensemble des
membres conformément aux Statuts en prévision de la 14e Assemblée
générale , et les propositions amenées par plusieurs comités
nationaux sur la question, de leur propre chef ou en réponse à
ces propositions d’amendement,
Considérant l’intérêt
pour l’ICOMOS, à l’occasion de son 40e anniversaire, de procéder
à un examen plus large de son action pour contribuer à la conservation
des monuments, sites et autres lieux patrimoniaux dans le monde à venir
et ce, en prenant non seulement pour objet les Statuts de l’organisation
mais aussi ses stratégies et modes de fonctionnement, dont les mécanismes
de participation et de collaboration entre les diverses instances de l’ICOMOS,
La 15e Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Remercier l’ensemble
des individus et des personnes bénévoles qui, au sein du comité
ad hoc formé à Madrid, de l’ICLAFI ou d’autres comités
nationaux ou internationaux, ont participé à cette réflexion
et avancé des propositions et recommandations constructives sur le sujet,
• Demander au Comité
exécutif, dans le cadre du 40e anniversaire de l’ICOMOS, de poursuivre
la réflexion et le processus de révision en relation avec l’ICLAFI
sur le rôle et le fonctionnement de l’ICOMOS, en faire rapport au
Comité consultatif dans les années à venir, et, si besoin,
avancer des propositions de modification des règles de procédure
et des statuts actuels en vue de la 16e Assemblée générale
, en 2008.
• Reporter tous changements
éventuels aux statuts en attendant la conclusion du processus
Cette résolution remplace une résolution proposée par ICOMOS Inde concernant les pratiques de vote
14. Adoption des principes d’Eger
– Xi’an
Proposée par le Comité consultatif et recommandée par
le Comité exécutif
La 15e Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de soutenir la décision adoptée
par les Comités scientifiques internationaux au cours de leur troisième
session de programmation stratégique à Xi’an de :
• créer un
Conseil scientifique de l’ICOMOS, qui serait composé des présidents
des Comités scientifiques internationaux (ou de leurs représentants
officiels),
• adopter les principes
d’Eger-Xi’an comme directives de base pour le Conseil scientifique
et les Comités scientifiques internationaux et porter plus avant ce processus.
15. Conseil scientifique et programme
Proposée par le Comité consultatif et recommandée par
le Comité exécutif
Faisant suite à l’Assemblée
générale tenue au Zimbabwe en 2003 et aux initiatives prises par
le Comité consultatif de Bergen en 2004; et
Considérant l’intérêt
et la réponse sans précédents démontrés par
les membres de l’ICOMOS pour le programme scientifique de la 15ème
Assemblée générale de Xi’an; et
Considérant le potentiel qu’a l’ICOMOS d’accroître
son rôle moteur dans le domaine de la conservation du patrimoine culturel,
La 15e Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide que le nouveau Conseil scientifique de
l’ICOMOS des Comités internationaux se voie confier les responsabilités
suivantes :
• Proposer le programme
scientifique triennal de l’ICOMOS au Comité exécutif ;
• Développer
le contenu des symposiums scientifiques liés aux Assemblées générales,
en collaboration avec le Comité national hôte ; et
• Faciliter la tenue
d’un colloque thématique à chaque réunion du Comité
consultatif.
16. Cotisation des membres étudiants et jeunes professionnels
Proposée par ICOMOS Canada
Attendu que le Comité
exécutif a adopté une politique visant à encourager l’accroissement
autant que le renouvellement des membres de l’organisation notamment en
stimulant l’adhésion des jeunes étudiants et professionnels
oeuvrant dans ses champs d’intérêt;
Attendu que, dans cet esprit,
le Comité exécutif a décrété que la cotisation
annuelle d’un membre âgé de 28 ans ou moins serait fixée
à 50% de la cotisation d’un membre régulier;
Attendu qu’il y a
lieu de renforcer la politique mise en avant par le Comité exécutif
et de promouvoir encore davantage la présence des jeunes au sein de l’organisation;
La 15e Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide :
• De demander que
la cotisation annuelle d’un membre âgé de 30 ans ou moins
soit dorénavant fixée à 50% de la cotisation d’un
membre régulier ; et
• Que le paiement de cette cotisation lui confère tous les droits
et privilèges accordés à un membre régulier.
17. Paiement des cotisations 2006
Proposée par le Comité Exécutif - modifiée par une résolution ultérieure proposée par ICOMOS Canada
Le Comité Exécutif
ayant examiné la question des cotisations des membres, des catégories
et de l’échéance pour le règlement, recommande que
:
Attendu que le Comité
exécutif a décidé d’exiger que dorénavant
le versement par les Comités nationaux de la cotisation annuelle des
membres se fasse en euros plutôt qu’en dollars;
Attendu qu’il est
impossible pour un grand nombre de ces comités de modifier leurs règles
internes de perception de la cotisation de leurs membres de manière à
pouvoir l’ajuster à la décision du Comité exécutif
dès 2006;
La 15e Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide que :
• Tous les Comités
Nationaux de l’ICOMOS paieront les cotisations de leurs membres en Euro
au lieu du dollar américain $US (aux fins de clarification, si vous payez
actuellement 20 $US par membres, désormais vous paierez 20 Euros). Tous
les Comités européens, y compris ceux qui ne sont pas dans la
zone euro, règlent leurs cotisations en Euro depuis 2004.
• Le règlement
en Euro prendra effet en 2007
• Les catégories
des 10, 20, 30, et 40 sont inchangées.
• La date limite pour
l’envoi des règlements à Paris sera le 30 juin 2006.
• Au cours de l’année
2006, le Comité exécutif avec son Trésorier général
élaboreront un programme de paiement incitatif. L’objectif de ce
programme est de développer des mesures incitatives pour permettre un
paiement anticipé, s’adressant aux Comités qui s’acquittent
de leurs cotisations en temps et en heure pour plusieurs années consécutives
et pour les Comités qui ont considérablement augmenté le
nombre de leurs membres.
18. Publication annuelle des comptes d’ICOMOS International
Proposée par ICOMOS Australie
Considérant la situation
financière d’ICOMOS International telle qu’elle a été
soulignée par le Trésorier général, et dans le but
d’aider les Comités Nationaux à comprendre cette situation
et à la relayer auprès de leurs membres afin de l’améliorer
dans le futur,
La 15e Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide que :
• Les comptes annuels,
certifiés par le commissaire aux comptes agréé d’ICOMOS
International, incluant au minimum le résultat par rapport au budget
initial et le bilan, à la fois pour l’année financière
qui vient de se clôturer et l’année précédente,
soient publiés chaque année dans le numéro des Nouvelles
de l’ICOMOS qui suit l’audition des comptes, et
• Qu’ils soient
accompagnés d’une déclaration du Trésorier général
de l’ICOMOS interprétant les comptes et faisant rapport des eventuelles
divergences majeures entre le budget et les résultats réels.
19. Constitution d’un groupe de travail pour étudier des
stratégies de financement
pour ICOMOS
Proposée par ICOMOS France
Lors de la réunion
du Comité consultatif des 15 et 16 octobre 2005, il a été
décidé de créer un groupe de travail pour étudier
quelles stratégies sont susceptibles d’aider l’ICOMOS à
planifier et à gérer ses questions financières.
Des membres des Comités
nationaux de France, Afrique du Sud, Suède et Bulgarie, ayant tenu une
réunion préparatoire, ont proposée la résolution
suivante.
Reconnaissant la nécessité
d’apporter une assistance au Trésorier général, au
Comité exécutif et au Secrétariat, portant sur une stratégie
durable de recherche de financement pour l’avenir,
La 15e Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Créer un
groupe de travail composé notamment de membres des Comités nationaux
de France, Afrique du Sud, Suède, Belgique, Etats Unis et Bulgarie et
le charge de :
- Définir les objectifs de toute future stratégie financière.
Une transformation profonde de la manière dont l’ICOMOS prévoit,
dirige et audite ses affaires doit être menée à bien.
- Développer les solutions pour atteindre ces objectifs, tant pour le
fonctionnement permanent que pour les activités et les projets.
20. Fonds de solidarité Victoria Falls
Proposée par ICOMOS France
Compte tenu des difficultés
récurrentes de certains membres à participer aux Assemblées
générales, la création d’un Fonds de solidarité,
appelé Fonds Victoria Falls et destiné à financer cette
participation, a fait l’objet d’une proposition de résolution
lors de la 14ème Assemblée générale.
Souhaitant mettre en pratique
les objectifs décrits dans cette résolution dont il a été
l’un des signataires, le Comité ICOMOS Belgique a demandé
en 2005 à ses membres de verser, sur base volontaire, un montant minimum
annuel équivalent à 20% de la cotisation, en vue de constituer
la première assiette financière de ce Fonds.
Le Comité ICOMOS
Belgique a parallèlement demandé au Secrétariat international
de gérer ce Fonds selon des principes semblables à ceux appliqués
pour la Fondation Getty, à savoir :
Du point de vue du gestionnaire
du Fonds:
- La garantie de l’anonymat du donateur : aucun lien ne peut être
établi entre le comité donateur et le bénéficiaire
;
- La sélection des candidats par un comité indépendant
(5 à 6 personnes), selon des critères objectifs : diversité
géographique, profil scientifique du candidat, représentativité
au sein de son comité national, …
- La recherche de transports et logements décents mais le moins onéreux
possible de manière à partager les sommes disponibles en un maximum
de bénéficiaires ;
- L’établissement, chaque année, d’un bilan des dépenses.
Du point de vue du bénéficiaire
:
- La nécessité d’une contribution financière personnelle,
même minime ;
- L’obligation de faire, à temps, toutes les démarches administratives
nécessaires pour L’obtention des formalités administratives
indispensables (passeport, visa, vaccins, ...) ;
- Une participation active à l’Assemblée.
La 15e Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Recommander à
tous les Comités nationaux de l’ICOMOS d’instaurer ce principe
de solidarité dans la cotisation annuelle de leurs membres, suivant l’exemple
d’ICOMOS Belgique. Ainsi, chaque comité permettra selon ses moyens,
que ce Fonds puisse réellement exister, s’accroître avec
d’autres aides financières éventuelles, et acquérir
un statut permanent, donnant ainsi aux collègues en difficulté
les moyens de participer aux réunions internationales de l’ICOMOS.
21. Programme de publication ICOMOS
Proposée par le Comité de rédaction de l’ICOMOS
et recommandée par le Comité Exécutif
La 15e Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide que :
• Le programme international
de publication soit basé sur des priorités identifiées
et soit accompagné d’un projet de budget de publication ;
• Les publications soient minutieusement revues afin d’assurer la
qualité la plus grande ;
• Chaque publication ait un directeur de publication coordinateur ;
• Les protocoles qui définissent le processus de publication garantissent
que les publications débutent avec un budget approprié et un engagement
de financement ;
• Un montant spécifique du budget de l’ICOMOS soit alloué
à la communication et aux publications ;
• Les revenus tirés des ventes des publications soient affectés
aux publications futures
• Des stratégies soient développées afin d’assurer
la meilleure diffusion possible des fonds disponibles, incluant :
- explorer les possibilités de nommer une maison d’édition
chargée des publications ICOMOS
- mettre en ligne les publications les plus importantes ;
• et que ce processus soit supervisé par le Comité de rédaction
de l’ICOMOS qui devrait fournir des rapports réguliers au Comité
exécutif et au Comité consultatif.
22. Préparation aux risques pour le patrimoine culturel et la participation
de l’ICOMOS au Comité International du Bouclier Bleu
Proposée par ICOMOS Macédoine, ICOMOS Suède et le Secrétaire
Général de l’ICOMOS
Considérant la nécessité
d’améliorer le niveau de préparation et d’efficacité
de la réponse aux désastres comme faisant partie des pratiques
de conservation et de l’accomplissement de la mission de l’ICOMOS
;
Considérant la fondation du Comité
International du Bouclier bleu (ICBS) en tant que partenariat entre l’ICOMOS,
l’ICOM, l’ICA et l’IFLA (Bibliothèques) pour accomplir
les objectifs et les activités définis comme principes fondateurs
et principes d’accord de l’ICBS comme suit : - Faciliter l’intervention
de la communauté internationale lorsque le patrimoine culturel est menacé
ou lors de situations d’urgence ;
- Encourager la sauvegarde et le respect du patrimoine culturel et plus particulièrement
la prévention des risques ;
- Former des experts au niveau national et interrégional capables de
prévenir et maîtriser une catastrophe puis d’assurer un retour
à la normale ;
- Intervenir en tant que consultant pour protéger le patrimoine culturel
en danger ;
- Travailler en liaison avec d’autres organisations notamment l’UNESCO,
l’ICCROM et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).Considérant
la valeur des conventions internationales telles que la Convention
de La Haye (1954) sur la protection des biens culturels en cas de conflit armés
qui reconnaît le rôle de l’ICBS en tant qu’organisation
consultative ;
Reconnaissant les activités et l’engagement de plusieurs Comités
nationaux de l’ICOMOS sur le thème et comme faisant partie des
comités nationaux du Bouclier bleu, et le travail des organisations partenaires
telles que « Heritage without borders »;
Reconnaissant la création du Comité International sur la préparation
aux risques (ICORP) par l’ICOMOS pour promouvoir une telle activité
;
La 15ème Assemblée générale de l’ICOMOS, réunie
à Xi’an, Chine, en octobre 2005, décide de :
• Approuver formellement les principes fondateurs du Comité international
du Bouclier bleu en tant que mécanisme de partenariat et de coordination
;
• Inviter tous les Etats à ratifier la Convention de La Haye de
1954 sur la protection des biens culturels en cas de conflit armés et
son premier et deuxième protocole et à les mettre en œuvre
en coopération avec l’ICOMOS et ses partenaires ;
• Encourager la création et la diffusion d’orientations sur
la préparation aux risques pour les monuments, les sites et d’autres
catégories de lieux patrimoniaux, en particulier grâce à
la participation des Comités nationaux et internationaux de l’ICOMOS
à l’ICORP.
23. Programme de bénévoles ICOMOS
Proposée par ICOMOS Australie
Considérant que l’utilisation
sage et efficace des ressources de l’ICOMOS implique non seulement les
finances mais aussi l’énergie, l’engagement et l’expertise
de nos membres internationaux ; et
De plus, constatant que
:
- De nombreux Comités Nationaux ont besoin de formes particulières
d’assistance pour, par exemple, faciliter le renforcement des capacités
des nouveaux Comités Nationaux et de ceux récemment relancés,
ou en réponse aux catastrophes et à leurs impacts généralisés
et dévastateurs sur l’homme, l’environnement et la culture
;
- Dans l’esprit d’une
coopération internationale et d’une amitié professionnelle,
il existe un enthousiasme largement partagé au sein des membres de l’ICOMOS
pour participer à des activités liées à la conservation
du patrimoine dans des lieux qui se situent au-delà des frontières
de leur propre pays ou région ;
- Le processus de révision stratégique des Comités Scientifiques
Internationaux a abouti à un signal fort de la part des Comités
Scientifiques Internationaux exprimant leur volonté de mettre leur expertise
spécialisée au service des Comités Nationaux du monde entier,
quand ils en ont besoin ; et
Notant que, bien que les
bénévoles ne peuvent pas remplacer le rôle de valeur des
employés rémunérés de l’ICOMOS, un petit nombre
de bénévoles et de stagiaires assiste le Secrétariat dans
ses fonctions ; et
Tirant parti du travail
détaillé et des discussions sur la formation d’un programme
international de bénévoles de l’ICOMOS par le Comité
Exécutif au cours du dernier triennium ;
La 15ème Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• La mise en œuvre
du programme international de bénévoles de l’ICOMOS et,
• La poursuite par
le Comité Exécutif du développement actif et la promotion
de l’application de ce programme.
C. DOCTRINE
24. Développement
des Comités et projets au Moyen-Orient
Proposée par les Comités nationaux de l’Afrique et du
Moyen-Orient et recommandée par le Comité exécutif
Notant la richesse du patrimoine
de la région du Moyen-Orient, la 15e Assemblée générale
de l’ICOMOS, réunie à Xi’an, Chine, en octobre 2005,
décide:
• De prier instamment
le Comité exécutif de localiser des professionnels dans tous les
pays de la région afin d’établir des Comités Nationaux
qui fonctionnent ; et
• D’engager
également tous les Comités Nationaux à lancer et à
développer des projets régionaux sur la conservation du patrimoine.
25. Fonds du patrimoine mondial africain
Proposée par les Comités nationaux de l’Afrique et du
Moyen-Orient et recommandée par le Comité exécutif
Notant la discussion sur
la déclaration
d’intention africaine pour le patrimoine qui a eu lieu au cours de
la réunion récente du Comité du patrimoine mondial à
Durban en Afrique du Sud.
Accueillant favorablement
la création récente du fonds du patrimoine mondial africain. Estimant
que le fonds fera beaucoup pour élever le niveau des propositions d’inscription
et pour la conservation des sites du patrimoine mondial en Afrique,
La 15e Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Demander aux Comités
nationaux de l’ICOMOS d’engager les Etats Parties à la Convention
du patrimoine mondial de leur pays à soutenir cette initiative de quelque
façon que ce soit.
26. Patrimoine hors frontières
Proposée par les Comités nationaux de l’Europe et recommandée
par le Comité exécutif
Considérant que la
fluctuation des frontières politiques des pays ne tient pas toujours
compte des bassins culturels, de leurs expressions architecturales et artistiques,
de leurs modes d’organisation de l’espace, que parfois elle sépare,
Considérant que la
conservation du patrimoine est universelle et s’impose à tous,
Et considérant enfin,
que celle-ci doit d’abord et avant tout bénéficier des meilleurs
spécialistes la concernant,
La 15e Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide que :
• l’ensemble
de la communauté scientifique de chaque pays sollicite et s’adjoigne,
dans le cas de patrimoines partagés, l’assistance éclairée
des experts les plus compétents, et notamment ceux des pays voisins avec
qui ils l’ont en commun.
27. Itinéraires culturels
– Projet de Charte
Proposée par le Comité scientifique international de l’ICOMOS
sur les itinéraires culturels (CIIC) et recommandée par le Comité
exécutif
Considérant:
- L’évolution
du concept de patrimoine, qui inclue aujourd’hui des ensembles d’échelle
territoriale,
- Que, parmi les nouvelles
catégories patrimoniales qui prennent en compte les valeurs de l’environnement,
les Itinéraires Culturels révèlent la macro structure du
patrimoine à différents niveaux et aident à illustrer la
conception contemporaine des valeurs du patrimoine culturel comme une ressource
pour le développement social et économique durable.
- Que le Comité du
patrimoine mondial de l’UNESCO a reconnu les Itinéraires Culturels
comme catégorie patrimoniale à travers son inclusion dans les
Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine
mondial, approuvées en février 2005.
- Que, vis-à-vis
de cette situation, il est nécessaire et péremptoire que l’ICOMOS
définisse et adopte des principes théoriques, méthodologiques
et de gestion pour l’identification et l’évaluation des Itinéraires
Culturels.
- Que le Comité international
sur les Itinéraires Culturels de l’ICOMOS (CIIC) a développé
un travail intense conduisant à la définition et à la clarification
de termes et concepts, et à établir des orientations pour entreprendre
sur une base scientifique l’identification des Itinéraires Culturels
et la méthode de travail dans ce champ spécifique.
- Que, comme résultat,
le CIIC a élaboré un projet de Charte sur les Itinéraires
Culturels, qui a été soumis à l’attention du Bureau
et du Comité exécutif de l’ICOMOS lors des réunions
de La Havane (juin 2005) et de Xi’an (octobre 2005).
La 15e Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide que :
• Le projet de Charte
élaboré par le Comité International sur les Itinéraires
Culturels (CIIC) soit amplement distribué à tous les comités
nationaux et internationaux afin qu’il soit connu et discuté, de
façon à arriver le plus vite possible à son adoption comme
texte théorique et doctrinal officiel de l’ICOMOS.
28. Patrimoine et recherche sur l’intérêt du public
Proposée par Peter Goodchild (membre ICOMOS UK)
Parmi les membres de l’ICOMOS,
il est communément admis qu’il est d’une importance vitale
que le grand public soutienne la conservation du patrimoine culturel. Il existe
une information factuelle variable sur les niveaux de soutien qui existent actuellement
dans les différents pays du monde et sur leurs implications.
Au Royaume-Uni, l’agence
du gouvernement appelé English Heritage a effectué un sondage
d’opinion en 2000 qui a révélé un niveau de soutien
du public très élevé qui dépassait toutes les espérances.
En 2005, le bureau du patrimoine de New South Wales en Australie a entrepris
une étude complémentaire.
Des résultats tels
que ceux-là ont des implications importantes sur les ressources du travail
de conservation.
La 15e Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Prendre en considération
les informations quantitatives concernant l’intérêt du public
et le soutien qu’il manifeste pour la conservation du patrimoine, avec
des références spécifiques aux domaines d’expertise
couverts par l’ICOMOS ;
• Encourager la mise
en place d’un projet qui permettrait de rassembler les informations sur
le sujet ;
• Organiser un symposium
pour revoir les données collectées et leurs implications pour
la conservation du patrimoine culturel ; et
• Publier les résultats.
29. Déclaration de Kyoto 2005
Proposée par le Comité scientifique international de l’ICOMOS
sur la préparation aux risques (ICORP)
Reconnaissant les menaces
qui pèsent sur le patrimoine culturel mondial dues aux catastrophes naturelles
et aux déprédations du fait de l’homme, et
Reconnaissant les initiatives
prises par l’ICOMOS ces dernières décennies et le partenariat
qui a été développé avec l’UNESCO, l’ICCROM,
l’ICOM, l’ICA, et l’IFLA (Bibliothèques) ; et
Reconnaissant les initiatives
intergouvernementales telles que la « décennie internationale pour
la réduction des catastrophes naturelles » (IDNDR) ; et
Prenant note des principes
contenus dans la « déclaration
de Kyoto de 2005 sur la protection des biens culturels, des secteurs historiques
et leurs milieux contre la perte due aux catastrophes » approuvée
lors du symposium international de Kyoto de 2005 Towards the Protection of Cultural
Properties and Historic Urban Areas from Disaster qui s’est tenu à
l’Hôtel de ville de Kyoto le 16 janvier 2005 ; et
Prenant note des recommandations
approuvées par l’UNESCO/l’ICCROM/l’Agence
Japonaise pour les Affaires culturelles lors de la session thématique
sur la gestion des risques pour le patrimoine culturel, qui s’est
tenue le 19 janvier 2005 comme l’un des éléments de la World
Conference on Disaster Reduction, qui s’est tenue du 18 au 22 janvier
2005 à Kobe, Japon.
La 15e Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de encourager les Comités nationaux
et internationaux de l’ICOMOS à :
• Etudier et à
commenter la Déclaration de Kyoto et les Recommandations de Kobe dans
leur contexte national et thématique ;
• Contacter les autorités
internationales et nationales afin de promouvoir ces principes et l’intégration
du patrimoine culturel dans la planification d’urgence et la formation
en matière de catastrophes.
30. Patrimoine industriel
Proposée par le Secrétaire général de l’ICOMOS
Considérant l’intérêt
de l’ICOMOS pour toutes les formes de constructions, ensembles ou sites,
et plus spécifiquement ceux associés aux activités industrielles
des différentes époques, dont la reconnaissance et la conservation
sont affectés par divers facteurs particuliers,
Considérant la collaboration
entre ICOMOS et le TICCIH (The International Committee for the Conservation
of the Industrial Heritage) dont l’Assemblée générale
tenue à Nizhny Tagil (Russie) en 2003, adopta un énoncé
sur la conservation de ce patrimoine qui a été distribué
aux participants de la 15e Assemblée générale de l’ICOMOS
pour information,
Considérant la décision
du Comité exécutif d’identifier le patrimoine de la production
comme thème pour la prochaine Journée mondiale des monuments et
sites, le 18 avril 2006,
La 15e Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Approuver la décision
du Comité exécutif relative au thème du 18 avril 2006 en
encourageant l’ensemble des Comités nationaux et internationaux
de l’ICOMOS à tenir des activités qui valorisent ce patrimoine
industriel et aident à sa conservation;
• Engager l’ICOMOS,
en collaboration avec le TICCIH et en prenant compte de ses textes, dans une
réflexion spécifique sur la conservation du patrimoine industriel
en vue de proposer un énoncé de principes à la 16e Assemblée
générale , en 2008.
31. Reconnaissance du Siège des Nations Unies au titre du patrimoine
mondial
Proposée par le Comité scientifique international sur le patrimoine
du XXe siècle et US ICOMOS
Considérant l’intérêt
de l’ICOMOS pour le patrimoine culturel du 20e siècle, exprimé
notamment dans la création d’un Comité scientifique international
sur ce sujet afin de créer un forum permanent de coopération sur
le sujet,
Considérant le succès
de la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO (1972) à laquelle
adhèrent près de 180 pays et à la mise en œuvre de
laquelle l’ICOMOS collabore activement comme organe consultatif,
Tenant compte des discussions
lors de la rencontre de l’ICOMOS à Queretaro (Mexique) en 2003
sur la représentativité de la Liste du patrimoine mondial dans
les Amériques, lesquelles ont mis en lumière la présence
sur ce continent du Siège de l’Organisation des Nations Unies à
New York, un lieu hautement significatif au plan de l’histoire mondiale
récente et un ensemble architectural et artistique d’intérêt;
La 15e Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Attirer l’attention
des responsables du Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies,
à l’occasion du 60e anniversaire de cette organisation, sur la
valeur patrimoniale de son siège et l’intérêt d’accorder
toute l’attention nécessaire à sa conservation et à
sa gestion en conséquence;
• Inviter l’Organisation
des Nations Unies à attribuer une reconnaissance à son siège
comme lieu patrimoine d’intérêt mondial dans le cadre particulier
de sa situation juridique;
• Offrir l’assistance
et la collaboration de l’ICOMOS à cette fin.
32. Patrimoine religieux
Proposée par : ICOMOS Canada, Chili, Colombie, Bénin, Israël,
Mexique, Pays-Bas et Suède
Considérant la diversité
des biens matériels et immatériels du patrimoine religieux –
édifices, œuvres d’art et collections, archives, paysages
sacrés, traditions – et l’importante contribution de ces
biens à l’ensemble des patrimoines nationaux à travers le
monde ou encore à la Liste du patrimoine mondial,
Considérant les défis
majeurs de protection et de conservation que pose ce patrimoine compte tenu
de son statut juridique particulier, de ses besoins physiques particuliers en
matière de conservation et de restauration, de l’évolution
des sociétés et des conflits ou tensions dont il est souvent la
cible,
Considérant les initiatives
prises par plusieurs Comités nationaux de l’ICOMOS, des réflexions
menées par des organismes comme l’ICCROM ou le Conseil de l’Europe,
ainsi que les accords de collaboration conclus entre l’ICOMOS et des organisations
internationales ou le Saint-Siège, portant directement ou potentiellement
sur le thème du patrimoine religieux,
La 15e Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Demander l’établissement
d’un programme international thématique au sein de l’ICOMOS
sur la question du patrimoine religieux et explorer les collaborations possibles
avec l’UNESCO et d’autres organisations à ce chapitre;
• Encourager les Comités
nationaux et internationaux de l’ICOMOS à examiner la question
dans leur contexte national ou scientifique afin de pouvoir contribuer à
l’action internationale de l’ICOMOS.
33. Le patrimoine dans le processus de l’étude d’impact
sur l’environnement
Proposée par Arlene Fleming (membre US ICOMOS) ; Sheridan Burke (membre
ICOMOS Australie), Dinu Bumbaru (membre ICOMOS Canada)
La protection du patrimoine
requiert que les professionnels du patrimoine et les organisations qui oeuvrent
dans ce domaine soient impliquées dans l’étude et la planification
des projets de développement d’infrastructures dès leur
phase initiale.
Le processus de l’étude d’impact sur l’environnement
(Environmental Impact Assesment process – EIA), utilisé dans la
préparation de projets, devrait inclure une composante sur le patrimoine
culturel.
La 15ème Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide que :
• L’ICOMOS,
grâce à ses Comités nationaux et scientifiques, devrait
encourager l’implication des professionnels du patrimoine dans le processus
de développement de ces projets, avec une attention particulière
accordée au processus d’étude d’impact sur l’environnement.
34. Formation des jeunes professionnels africains
Proposée par les Comités nationaux de l’ICOMOS de l’Afrique
et du Moyen-Orient
Reconnaissant la nécessité
de développer les compétences et les capacités en matière
de gestion du patrimoine en Afrique, et le succès des initiatives de
formation existantes de certaines institutions destinées uniquement aux
professionnels des institutions gouvernementales,
La 15ème Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• De soutenir une
initiative des sous-régions Africaines visant à lancer des projets
pilotes ayant pour objectif de former des jeunes professionnels africains travaillant
en dehors des institutions gouvernementales, par le biais de tous les Comités
scientifiques internationaux, mais plus particulièrement du Comite international
de la formation (CIF).
35. Les changements climatiques
Proposée par le Secrétaire général de l’ICOMOS
Tenant compte de la préoccupation
permanente de l’ICOMOS pour le sort des monuments, sites et autres formes
de lieux patrimoniaux lors de désastres naturels, notamment ceux d’origine
atmosphérique comme les ouragans, les verglas, les sécheresses
et les inondations, les glissements de terrain ou les incendies qui en résultent
avec leurs impacts dévastateurs sur les communautés et sur le
patrimoine culturel comme l’ont démontré récemment
les ouragans Katrina et Stan ou les crues en Europe de l’Est;
Tenant compte des textes
de la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO (1972) et des chartes
et autres textes de l’ICOMOS, y compris la Charte de Florence (1981) sur
la protection des jardins historiques qui, composés de végétaux
vivants, sont lourdement touchés par ces événements, et
par l’évolution du climat qui en affecte l’environnement
physique;
Considérant que la
science démontre graduellement qu’il existe une relation entre
l’accroissement de l’intensité de tels phénomènes
et les activités humaines qui affectent le climat et, donc, l’intérêt
accru de la communauté et des institutions internationales comme les
Nations Unies et ses agences dont l’UNESCO, qui ont convoqué la
tenue d’une conférence internationale à Montréal
(Canada), en décembre 2005;
La 15ème Assemblée générale de l’ICOMOS, réunie
à Xi’an, Chine, en octobre 2005, décide de :
• Exprimer aux organisateurs
et aux participants à la Conférence de Montréal sur le
changement climatique, la vive préoccupation de l’ICOMOS quant
aux impacts de ce changement sur le patrimoine culturel, matériel et
immatériel, dans toute sa diversité typologique, culturelle et
historique et le besoin urgent de voir à ce qu’il soit spécifiquement
pris en considération parmi les sujets traités à la Conférence,
dans ses conclusions et dans les actions qui en découleront;
• Offrir sa plus grande
disponibilité à collaborer, notamment par son réseau mondial
de Comités nationaux et internationaux (y compris ICORP) avec l’UNESCO
et d’autres organisations compétentes, pour documenter les impacts
des changements climatiques sur le patrimoine culturel et pour développer
des mesures préventives adéquates.
36. Convention cadre sur la valeur du patrimoine culturel pour la société
Proposée par ICOMOS Suède, ICOMOS Belgique et ICOMOS France
Se félicitant de
l’adoption de la Convention
cadre du Conseil de l’Europe sur la valeur du patrimoine culturel pour
la société, le 13 octobre 2005 ;
La 15ème Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de:
• Encourager les membres
de l’ICOMOS à prendre ce texte en considération.
37. Déclaration de Séoul
sur le tourisme dans les villes et les espaces historiques d’Asie
Proposée par ICOMOS République de Corée
Se réunissant à
Séoul en Corée du 30 mai au 1er juin 2005 pour participer à
la conférence régionale 2005 de l’ICOMOS : Gérer
le tourisme dans les villes et les espaces historiques d’Asie, et réfléchissant
à la Hoi An Declaration on the Conservation of Historic Districts in
Asia, la réunion a décidé de présenter la déclaration
de Séoul à l’Assemblée générale de
Xi’an en Chine en octobre 2005 afin que ses recommandations soient partagées
au sein du large réseau des Comités et partenaires de l’ICOMOS,
et afin d’encourager la coopération entre les Comités nationaux
et internationaux sur le thème universel du tourisme dans les villes
et les espaces historiques
La conférence régionale
2005 de l’ICOMOS à Séoul appelle à une large diffusion
et à un débat sur la déclaration de Séoul afin que
les réflexions, les stratégies, et les approches qu’elle
exprime puissent contribuer à l’amélioration de la gestion
du tourisme dans les villes et les espaces d’Asie et au développement
d’un dialogue entre les intérêts de la conservation et ceux
du tourisme.
La 15ème Assemblée
générale de l’ICOMOS, réunie à Xi’an,
Chine, en octobre 2005, décide de :
• Recommander que
les Comités nationaux et internationaux de l’ICOMOS assurent la diffusion
et le suivi de la déclaration.