Statuts 
Adoptés par l'Assemblée constituante de l'ICOMOS à Varsovie (Pologne) le 22 juin 1965 et modifiés par la 5ème Assemblée générale (Moscou, URSS) le 22 mai 1978

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Engagement éthique des membres
Adopté par la 13ème Assemblée générale (Madrid, Espagne) en 2002
 

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Manuel des membres

Les Statuts, la déclaration d'engagement éthique, les règlements intérieurs, les politiques et les renseignements pratiques sur les programmes et les réunions statutaires sont regroupés dans le Manuel des membres de l'ICOMOS. La version mise à jour sera téléchargée sur le site web en octobre 2013.
 

 

 

 


Modification des Statuts et de la Déclaration d'engagement éthique

Les Statuts et la Déclaration d'engagement éthique sont actuellement en cours de révision selon la demande de la 17ème Assemblée générale  (résolutions 17AG 2011/10, 17AG 2011/11 et 17AG 2011/42)

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Son rôle : préserver, valoriser

L’ICOMOS, Conseil International des Monuments et des Sites, est une organisation non gouvernementale mondiale associée à l’UNESCO. Il a pour mission de promouvoir la conservation, la protection, l’utilisation et la mise en valeur des monuments, des ensembles bâtis et des sites. Il participe à l’élaboration de la doctrine, à l’évolution et à la diffusion des idées, mène des actions de sensibilisation. L’ICOMOS est l’organisation consultative du Comité du Patrimoine mondial pour la mise en œuvre de la Convention du Patrimoine mondial de l’UNESCO. A ce titre, il examine les propositions d’inscription au Patrimoine mondial des biens culturels de l’humanité et veille à l’état de conservation des biens inscrits. Sa création en 1965 est l’aboutissement logique des premiers entretiens que les architectes, historiens et spécialistes internationaux ont entrepris dès le début du XXe siècle et qui s’étaient concrétisés lors de l’adoption de la Charte de Venise en 1964. A la lumière des nombreux travaux, colloques, symposiums et réflexions menés par ses Comités nationaux et ses Comités scientifiques internationaux, l’ICOMOS a construit peu à peu le cadre philosophique et doctrinal du patrimoine au niveau international.

Ses valeurs : fédérer autour du patrimoine

Diversité culturelle et sociale, collégialité

Venant du monde entier, d’origines professionnelles diverses et complémentaires, chercheurs, scientifiques, spécialistes du droit du patrimoine, économistes, ingénieurs, artisans, professionnels, professeurs, consultants privés, élus, représentants des Etats, etc., mettent leurs idées et leurs savoir-faire en commun, dans un esprit de collégialité et dans le respect de leurs différences culturelles et cultuelles.

Impartialité

En sa qualité d’ONG, l’ICOMOS est l’une des trois organisations consultatives de la Convention du Patrimoine mondial. Pour élaborer son avis institutionnel, il fait appel à un réseau d’experts, choisis pour leurs compétences et leur expérience, qui donnent leur avis technique en toute indépendance et dans le respect des règles déontologiques.

Echanges entre pays, dialogue nord-sud, solidarité

L’ICOMOS, comme tout organisme lié à l’UNESCO, a pour mission le rapprochement des peuples et des cultures. C’est la raison pour laquelle il a créé en 2003 le Fonds Victoria Falls qui facilite les déplacements des membres venus de pays démunis. En outre, à l’occasion de l’Assemblée générale, la Fondation Getty permet aux membres travaillant de façon isolée ou dans des conditions de contrainte matérielle difficiles, de « se déplacer » et de « se rencontrer », soit pour approfondir leurs connaissances, soit pour connaître le collègue qu’il n’est pas possible d’approcher dans le pays d’origine. Par ailleurs, lors des grandes calamités, l’ICOMOS met à disposition experts et spécialistes pour l’élaboration de mesures d’urgence pour la sauvegarde, la conservation et la restauration du patrimoine (Haïti, Chine, Iran, etc..). Il est membre fondateur du Bouclier Bleu.

Transmission et implication des jeunes

L’ICOMOS a une mission de sensibilisation au patrimoine. Il participe à des actions de formation, accueille et implique de jeunes chercheurs et professionnels autour de ses enjeux et de ses actions. Le Fonds International Raymond Lemaire octroie des bourses d’étude aux jeunes espoirs pour compléter leur éducation ou parfaire leur expérience professionnelle.

Libre accès à l’information

Enfin, l’ICOMOS soutient le libre accès, gratuit et sans restrictions, aux publications scientifiques, au travers du projet « Archives ouvertes », e-publications sur le patrimoine culturel.

De la naissance de la notion de patrimoine mondial à la création de l'ICOMOS

Jusqu'à la fin du XIXe siècle, le patrimoine architectural est l'affaire de chaque nation. De cette époque date la plus grande partie des législations des monuments en Europe. Les associations pour la protection des monuments foisonnent sur le plan national mais ne dépassent jamais les frontières. L'internationalisme au plan culturel, tel que nous l'entendons aujourd'hui, est né de la première guerre mondiale, avec la création de la Société des Nations, et surtout de la seconde guerre mondiale, avec la création de l'Organisation des nations unies et celle de l'Unesco.

La conférence internationale d'Athènes (1931) sur la restauration des monuments, organisée par l'Office international des musées, et la charte d'Athènes, rédigée par Le Corbusier à l'occasion de la quatrième assemblée des congrès internationaux d'Architecture moderne (1933) et publiée anonymement en 1941 à Paris, représentent une étape capitale dans l'évolution des idées parce qu'elles reflètent une prise de conscience des professionnels sur le plan international et introduisent pour la première fois la notion de patrimoine international.

La charte de Venise est née de la nécessité de constituer une association de professionnels et de spécialistes de la conservation et de la restauration indépendante de celle des muséologues, l'ICOM. En 1957, à Paris, le premier congrès international des architectes et techniciens des monuments historiques formulait, entre autres, le vœu que les pays ne disposant pas encore d'une organisation gouvernementale de protection des monuments prévoient une structure de tutelle et, au nom de l'UNESCO, que tous les états membres de l'UNESCO adhèrent au Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels, l'ICCROM.

Le deuxième congrès international des architectes et techniciens des monuments historiques qui s'est tenu à Venise en 1964 adopta treize résolutions, la première étant la charte internationale de la restauration, plus connue sous le nom de charte de Venise, la seconde étant la création du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), sur proposition de l'Unesco.

Pour en savoir plus sur l'histoire de l'ICOMOS : Journal Scientifique - 30ème anniversaire de l'ICOMOS

L'ICOMOS se consacre à la conservation et à la protection des monuments, des ensembles et des sites du patrimoine culturel. C'est la seule organisation internationale non gouvernementale de ce type qui se consacre à promouvoir la théorie, la méthodologie et la technologie appliquées à la conservation, la protection et la mise en valeur des monuments et des sites. Ses travaux sont basés sur les principes inscrits dans la charte internationale de 1964 sur la conservation et la restauration des monuments et des sites, dite charte de Venise.

Il constitue un réseau d'experts et bénéficie des échanges interdisciplinaires de ses membres qui comptent parmi eux des architectes, des historiens, des archéologues, des historiens de l'art, des géographes, des anthropologues, des ingénieurs et des urbanistes.

Les membres de l'ICOMOS concourent à la préservation du patrimoine et au progrès des techniques de restauration et à l'élaboration de normes pour tous les biens du patrimoine culturel immobilier : bâtiments, villes historiques, jardins historiques, paysages culturels et sites archéologiques.

L'ICOMOS en chiffres (Novembre 2011) :
 
11 088 membres individuels
95 Comités nationaux
27 Comités scientifiques internationaux

 

 

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